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L'avenir des porte-avions les plus avancés de la marine américaine remis en question

22 avril 2026
L'avenir des porte-avions les plus avancés de la marine américaine remis en question
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WASHINGTON (AP) — La marine américaine procède actuellement à une révision des designs et des coûts de l'un de ses navires de guerre les plus sophistiqués et coûteux : le porte-avions de classe Ford. Le secrétaire à la Marine, John Phelan, a déclaré aux journalistes mardi que cette révision, qui devrait être achevée le mois prochain, était "une démarche prudente et pratique" visant à examiner "les coûts des designs et des systèmes pour s'assurer qu'ils sont logiques et répondent à toutes les exigences que nous souhaitons pour l'avenir".

Contexte et critiques

Cette révision intervient après des années de critiques, notamment de la part de l'ancien président Donald Trump, qui a exprimé des réserves concernant certaines technologies de ce type de porte-avions, en particulier ses catapultes magnétiques, qu'il a qualifiées de "non fonctionnelles" lors de ses remarques à la Maison Blanche l'année dernière.

Avenir incertain des porte-avions de classe Ford

Lorsque Phelan a été interrogé sur la possibilité que cette révision conduise à l'annulation de futurs porte-avions de classe Ford, il a simplement répondu qu'il était "trop tôt pour le dire, mais nous aurons des porte-avions".

Le USS Gerald R. Ford, actuellement en déploiement record de plus de 300 jours depuis juin 2025, a participé à deux actions militaires majeures durant l'administration Trump : la capture du leader vénézuélien Nicolás Maduro et la guerre contre l'Iran.

Documents budgétaires et implications

Les documents budgétaires de la marine, rendus publics mardi, n'ont pas mentionné les porte-avions de classe Ford parmi les navires que la marine prévoyait d'acheter. Ces documents indiquaient simplement "porte-avions". En revanche, d'autres navires comme les sous-marins de classe Columbia et les destroyers de classe Arleigh Burke étaient désignés par leur nom de classe.

Une conception éprouvée mais à examiner

Dans un communiqué publié mardi, la marine a salué le porte-avions de classe Ford comme "un design éprouvé au combat" capable de lancer des avions à un rythme plus rapide que les porte-avions de classe Nimitz, tout en offrant une "puissance de combat accrue et la capacité de maintenir des opérations de frappe globale à haut tempo" dans trois régions du monde.

Cependant, Phelan a souligné qu'il souhaitait examiner ces données. "Je suis de l'école Ronald Reagan du 'faire confiance mais vérifier'," a-t-il déclaré, ajoutant que la révision se penchera sur la capacité du porte-avions à lancer et à récupérer des avions.

Technologie innovante des catapultes

Les catapultes magnétiques, un élément clé qui confère un avantage au Ford par rapport aux anciens navires de la classe Nimitz, permettent de lancer des avions tout en exerçant moins de stress sur ceux-ci. Elles nécessitent également moins d'entretien et réduisent les besoins en eau douce du navire par rapport aux variantes anciennes à vapeur.

Construction de nouveaux porte-avions

La marine a trois autres porte-avions de classe Ford en construction : le USS John F. Kennedy, le USS Enterprise et le USS Dorie Miller. Phelan a déclaré que la révision examinerait les deux prochains porte-avions — nommés USS William Jefferson Clinton et USS George W. Bush par l'administration Biden — qui ont été planifiés mais pas encore contractés.

Le projet controversé de classe Trump

Parallèlement, Trump a dévoilé un nouveau design de navire de guerre baptisé porte-avions de classe Trump, dont le coût est estimé à plus de 17 milliards de dollars, soit 4 milliards de dollars de plus que les porte-avions de classe Ford. La marine ne prévoit pas de financer le premier navire de cette nouvelle classe, le USS Defiant, avant l'année budgétaire 2028.

Le coût actuel du navire de classe Trump est un "estimation préliminaire", selon Phelan, qui s'attend à ce que le coût diminue au fur et à mesure que le design sera affiné et que d'autres navires seront construits. Il n’a également pas exclu que le navire soit propulsé par un réacteur nucléaire, ce qui pourrait considérablement augmenter ses coûts.